Histoire

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Avant que Claret ne se nomme Claret

De nombreuses traces archéologiques attestent une présence humaine pluri-millénaire sur le territoire clarétain : menhir et dolmen du néolithique, tombes mérovingiennes, trace de cadastration romaine sont autant de traces à découvrir au détours des sentiers.
Il est même vraisemblable que les chasseurs néandertaliens installés il y a 30 000 ans de cela, dans la grotte de l'Orthus sont passés par chez nous.

Fondation de Claret

La première trace écrite que nous ayons de Claret, remonte au bas Moyen âge, en l’an 1029, lorsque Pierre et Bernard de Claret furent témoins de l’acte de fondation du monastère Saint Pierre de Sauve. Leur château dont les ruines sont encore visibles aujourd’hui, était situé sur un éperon rocheux du Plateau de l’Orthus. Le village se nommait alors Vétula, du nom du Saint Patron de la petite église primitive, Saint Félix de Vétula. Le XIIIième siècle voit la disparition du château féodal probablement sur ordre royal. En effet la légende veut que Blanche de Castille en ait décidé la destruction en raison de son occupation par un seigneur “brigand”. À l’assaut final, celui-ci aurait fondu son butin en une cloche d’or, toujours enterrée à l’emplacement du château ! À partir de cette époque, le lieu fut appelé par les clarétains, le “vieux Claret”. Le village est devenu Saint Félix de Clareto puis au fil du temps tout simplement Claret…

Claret et ses verriers

Au cours de la seconde moitié du XIVième siècle apparaissent les premiers gentilshommes verriers sur le causse de l’Orthus, riche en bois, source d’énergie nécessaire pour fondre la silice. Regroupés en syndic, ils tenaient leurs assemblées générales à Sommières. Pour s’y rendre, ils empruntaient un chemin, appelé aujourd’hui « le chemin des Verriers ». Sur ce chemin, itinéraire touristique (sommière, Campagne, Garrigue, Vacquieres, Sauteyrargues, Claret, Ferrière les Verreries), trait d’union entre Histoire, Culture, Tourisme et Industrie, vous pourrez découvrir à Claret, la halle au verre entièrement dédiée à cet art.

Claret d’hier, Claret rural et centre administratif

Jusqu’au début du XXième siècle, Claret vivait principalement de l’olivier, de la culture du blé et de l’élevage des moutons. Le petit patrimoine bâti des garrigues est d’une densité étonnante. C’est la trace de l’occupation intense des campagnes. Les hommes ont fait preuve d'une imagination et d'ingéniosité extraordinaires pour tirer partie des ressources mises à leur disposition par la nature. Leur courage leur a permis de venir à bout de terres avares et l'homme moderne ne peut que s'extasier sur tant de travail, d'autant plus qu'au-delà de la technique, la beauté habite le moindre ouvrage, le transformant en une véritable oeuvre d'art simple et émouvante. Les découvertes, lors de nos balades, de murets, mazets ou capitelles et autres charbonnières en témoignent aujourd’hui encore.

La viticulture viendra compléter l’activité agricole vers 1914, Claret compte alors 636 habitants. Chef lieu de canton, le village fut marquée par l’importance administrative et juridique que lui conférait ce statut avec l’installation de représentants de l’état et de la justice ainsi que de nombreux services participant à la vie villageoise et de ses environs. La seconde guerre mondiale suivie par l’arrivée des engrais chimiques et par la mécanisation, le terrible gel de février 1956 qui a fait “claquer” les oliviers (fermeture de la coopérative oléicole de Claret) ont métamorphosé l’agriculture du territoire pour la centrer exclusivement sur la viticulture.

Le village porte les traces de son histoire et en parcourant le village, nous retrouvons par exemple l’église romane Saint Félix datant du XIième siècle, son porche, classé monument “historique” en dents d’engrenage est remarquable.